“LE DAUPHINE LIBERE”: LA MOBILISATION DE LA SOCIÉTÉ CIVILE NE FAIT QUE COMMENCER

“LE DAUPHINE LIBERE”: LA MOBILISATION DE LA SOCIÉTÉ CIVILE NE FAIT QUE COMMENCER

Le fort mouvement engendré par notre collectif ne peut pas échapper aux observateurs attentifs. Après la presse nationale qui a traité de ce phénomène inédit de la mobilisation de citoyens en faveur de l’alternance dans leur ville, le ” Dauphiné” dans son édition nationale du 7 décembre, l’analyse sous la plume d’Eve Moulinier.

Les engagements dans la liste de la société civile avec les citoyens s’accumulent. Nous débattons dans tous les quartiers sans exception à la rencontre des habitants pour que toutes les couches et toutes les catégories se retrouvent dans ce collectif. Il est en train d’ébranler les partisans de l’immobilisme. La journaliste reconnait la ” ténacité ” d’Alain Carignon tandis que sa sincérité et son authenticité apparaissent entre les lignes.

Chaque jour qui passe installe ” le match” Carignon/Piolle” dont la finale aura lieu dans 15 mois maintenant.
D’ici là il nous reste à continuer à faire partager notre projet innovant à une large majorité de Grenoblois et surtout de le construire avec eux.

Romain Branche

Retrouvez ci dessous l’article paru le 7 /12/ 2018

PAR ÈVE MOULINIER
Ce n’est pas un retour, parce que l’ancien maire de la capitale des Alpes n’est jamais vraiment parti depuis sa condamnation en 1996.
Mais aujourd’hui, les choses se précisent : Alain Carignon devrait être, sauf grosse surprise, candidat aux municipales de 2020 à Grenoble.
Il fut un temps, pas si lointain, où certains élus grenoblois refusaient de prononcer son nom. Il était « l’ancien maire condamné », « celui qui avait amené la honte sur la ville » en étant reconnu coupable de corruption en 1996… Et c’est tout ! Ses nombreuses réalisations durant son “règne” (1983-1995) ou sa carrière de ministre RPR des gouvernements Chirac et Balladur ? Il n’était pas question d’en faire la moindre évocation. Sous peine d’être frappé par la foudre…
Oui, il fut un temps où le nom d’Alain Carignon à Grenoble n’était qu’un vilain gros mot.

Celui qui avait des “méthodes”…
Et ses différentes velléités de retour sur la scène politique locale (les législatives de 2007 notamment), qui ont à chaque fois été couronnées d’insuccès et ont divisé la droite iséroise au point que la fédération de l’UMP 38 fut placée sous tutelle en 2010, n’ont pas arrangé sa réputation. Il restait “celui qui fait perdre son camp”, celui qui avait des “méthodes tordues”, celui qui symbolisait à lui seul une époque politique, celle des “tous pourris”… Mais comme le temps est parfois oublieux, et comme l’homme est tenace, il n’a jamais renoncé. Et voilà que, vingt ans après les menottes et la prison, son nom est à nouveau prononçable et prononcé. Même s’il n’a pas encore tout à fait officialisé sa candidature pour les prochaines municipales, celle ci semble en bonne voie. À moins d’une énorme surprise, Alain Carignon devrait être en lice en 2020. Et hasard (ou pas) de l’histoire, il fera face à l’actuel maire écologiste Éric Piolle, “descendant direct” de ceux qui l’ont fait chuter en 1994-1995 en révélant différentes malversations.

Une revanche sur les Verts ?
« Il est pratiquement certain qu’Alain Carignon a une revanche à prendre sur les Verts, nous confie un observateur extérieur. Son ennemi de toujours, celui qui a provoqué sa mise en examen, Raymond Avrillier, est aussi un des artisans de la victoire de Piolle en 2014. Et si son premier but est de laver son honneur en se faisant réélire, on peut légitimement penser que l’idée de battre un écolo est un challenge qui le galvanise… ». Un argument réfuté par l’intéressé : « Je ne suis motivé que par la réussite de ma ville » et par le groupe qui l’entoure. Car l’homme n’est pas seul. Et ne l’a jamais vraiment été. Autour de lui, en effet, gravitent en cercle rapproché de vrais “fans” : des “anciens” de l’époque qui lui donnent soit du “Alain” soit du “monsieur le ministre”, mais aussi des nouveaux qui n’ont pas peur de le décrire comme “un homme d’avenir et un visionnaire”, malgré ses 69 ans. « Il a une intelligence rare et il a appris de ses erreurs », nous glissent certains de ses proches, toujours prompts à dégainer la liste des derniers soutiens engrangés. Le groupe initial a en effet fini par s’élargir avec le lancement de son mouvement baptisé “La Société Civile avec les Citoyens” et avec une précampagne très active. Les affiches fleurissent dans toute la ville et des forums d’expression (avec collation et goodies offerts à la population) sont organisés au cœur même des quartiers les plus difficiles.

Ses adversaires en grincent d’ailleurs des dents : « Putain, mais il le trouve où ce pognon ? ». À ces interrogations, l’intéressé rétorque presque innocemment : « Mais cela ne coûte presque rien de poser quelques affiches de nos jours, voyons ! »

Pareil quand on lui parle du coût des sites internet, notamment “Grenoble, le changement” dont la façon d’emmailloter les news rappelle le style “Breitbart” de Steve Bannon : « Il s’agit d’une oeuvre collective et bénévole ». Il répète aussi que ceci n’est que le début d’une mobilisation de la Société Civile Grenobloise « qui n’en peut plus de constater à quel point Éric Piolle et l’extrême gauche continuent de dégrader la ville, de la livrer aux délinquants… ».

« Je suis passé par tous les scanners de la justice »
Et pour fédérer les habitants autour de son projet – « qui promet de rendre son attractivité à Grenoble » – il ne s’arrête pas là. Il marche. Il marche beaucoup. Dans toute la cité. Il serre également des mains. Des milliers de mains. « Il va voir les familles, les jeunes sur les terrains de foot. » Personne n’échappe à son attention, voire à sa compassion. Un restaurateur se fait braquer ? C’est chez lui qu’aura lieu sa prochaine réunion publique… Un riverain se plaint de la prochaine autoroute à vélo de la municipalité ? Il aura son soutien appuyé… « Alain Carignon a un sens incroyable du contact. Et comme il est brillant et malin, les gens aiment parler avec lui », nous explique (en secret) un opposant…

Pour autant, son crédo “Société Civile” ne l’empêche pas de rechercher très activement le soutien de sa famille politique, Les Républicains, à laquelle cet ami de Nicolas Sarkozy a toujours été fidèle… Sauf que pour l’instant, rien ne bouge officiellement du côté de la direction du parti, vu que d’autres candidats pourraient peut-être s’avancer…
Du coup ? Au sein de son mouvement, on assure que l’aventure ira jusqu’au bout et on lance sans ambages que « les planètes n’ont jamais été autant alignées, avec un ”Piolle décrédibilisé et détesté”, ”une République en Marche déjà à bout de souffle”, des ”outsiders que personne ne connaît” »…

On balaie aussi d’un revers de la main le passé judiciaire du futur candidat : « Il a purgé sa peine, a été réhabilité et en est ressorti plus fort », lance un de ses soutiens. Alain Carignon, lui, dit : « Je sais que mes adversaires vont essayer de me disqualifier, en ressassant mon passé, histoire de faire oublier qu’ils ont tout raté à Grenoble. Mais
j’ai payé plus que n’importe qui et je n’ai plus rien à cacher. Je suis passé par tous les scanners de la justice. D’autres, en revanche, n’ont jamais rendu de comptes… Ou pas encore. Je n’ai que faire de leur leçon de morale. »

En 1983, son slogan était “Alain  Carignon un homme de dialogue”.
Quel sera celui du printemps 2020 ?

EVE MOULINIER. DL du 07.12.2018

VÉLO:  RÉGLER LES CONFLITS D’USAGE DE L’ESPACE PUBLIC

VÉLO: RÉGLER LES CONFLITS D’USAGE DE L’ESPACE PUBLIC

Le piéton doit être mieux protégé et ses itinéraires mieux balisés. Il est aujourd’hui la principale victime des plans de déplacements : cheminements très compliqués, conflits avec les sens de circulation différents entre les transports collectifs et les véhicules individuels, conflits avec les vélos, suppression des feux de protection aux croisements, insécurité et malpropreté. De maltraité il doit devenir privilégié car ce mode de déplacement intra-muros est le plus écologique” écrivait notre collectif de la société civile dans notre contribution  sur les modes de déplacements.

LA MARCHE DOIT ÊTRE CONSIDÉRÉE COMME “LA CELLULE-SOUCHE” DE LA MOBILITÉ
Le collectif  Grenoblois  “le vélo qui marche”  vient de publier la même analyse sur le site qu’il vient de créer. Rappelant qu’à “Bordeaux, la Charte des Mobilités dit que « La marche doit être considérée comme la ”cellule-souche” de la mobilité urbaine, les autres modes de transport ne constituant qu’une pause dans le cheminement du piéton. »

Précisons que Bordeaux est n°6 au classement mondial des villes les plus « bicycle friendly » et que son plan d’investissement dans le vélo atteint des records : 70 M€ pour la période 2017-2020 ! ” précise le collectif.

En effet c’est autour de la marche que s’articule les autres modes déplacements (transports collectifs, vélo, voiture..). Qui doit évidemment intégrer les mobilités réduites , les accès aux logements des familles et le droit au travail pour toutes les professions qui ont besoin de se déplacer en voiture à un moment ou un autre.

LA MARCHE EST UN MODE DE DÉPLACEMENT UNIVERSEL et GRATUIT
Officiellement la Métro a le même objectif comme le rappelle le collectif en la citant : « bien concevoir les espaces accessibles aux piétons, c’est favoriser la marche, rendre attractif les lieux, favoriser l’animation urbaine et le commerce, rendre la ville accessible à tous ». Puis que « la marche est un mode de déplacement universel et gratuit, bénéfique pour la qualité de vie, le lien social, la santé, le climat et l’environnement. »

LES COUPURES URBAINES SONT UN FREIN A LA MARCHE
Sauf qu’en analysant finement la réalité le collectif “le vélo qui marche” rejoint toutes les remarques que nous avons accumulé lors des différents forums d’échanges citoyens et ce quel que soit le quartier, même si les problèmes sont plus aigus au centre ville.

Ainsi  “faisant le constat que « LE CHEMINEMENT DOIT ÊTRE CONTINU : LES COUPURES URBAINES SONT DES FREINS A LA MARCHE » les services techniques de la Métro recommandent de « réduire les coupures physiques (linéaires et surfaciques) comme […] les ruptures d’accessibilité (trottoirs non abaissés…). »

LE PROJET CHRONOVÉLO VIOLE DOUBLEMENT LES RECOMMANDATIONS
Or  “le projet Chronovélo viole doublement ces recommandations sur les cours Lafontaine et Berriat : d’abord en créant la coupure urbaine de la piste bidirectionnelle « chrono » à fort trafic, ensuite en ajoutant une rupture d’accessibilité supplémentaire au milieu de la rue. Il s’agit pourtant de voies limitées à 30 km/h où le piéton a le droit de traverser « librement » la voirie « apaisée ». “
Le collectif poursuit: “Pour Gérer les conflits piétons/cycles, la Métro fait le constat évident que ”la différence de vitesse entre les piétons et les vélos peut poser problème, surtout lorsque les vélos vont vite.”

EVITER LA COHABITATION PIETONS/CYCLISTES DANS LES ZONES PIÉTONNES TRÉS FRÉQUENTÉES
C’est donc très logiquement qu’elle propose « d’éviter la cohabitation piétons/cyclistes dans les zones très fréquentées par les piétons » pour « atténuer la frustration du cycliste qui doit ralentir et l’inquiétude du piéton qui se sent agressé ».
“Les passages prévus de Chronovélo sur le cours Lafontaine (lycée Champollion, 1900 élèves !) et sur le cours Berriat(très forte densité de population et de commerces) violent complètement ce que la Métro a elle-même édicté !”.
Pour eux , “vraiment on peut le dire : ça déraille (grave).”

UN CONFLIT D’USAGE S’EST DÉVELOPPÉ DANS TOUTE LA VILLE 
En réalité ce conflit d’usage s’est développe dans toute la ville  même quand la densité piéton est moindre. Aux Eaux-Claires lors de notre forum de samedi des parents avec poussettes et enfants ont exprimé les risques vécus sur le trottoir du bd Joseph Vallier à l’angle de la rue Rhin et Danube ou les vélos déboulant sur les trottoirs ,croisent des piétons.

DES PROBLÉMES PARTOUT 
Un peu plus haut vers la rue des Eaux Claires, toujours sur le bld Joseph Vallier, ce sont les voitures qui veulent éviter le bouchon du feu tricolore qui empruntent la contre-allée à vive allure sans ménagement pour les piétons non plus.
A Villeneuve ce sont aussi les voitures et les vélos empruntent les espaces piétons sans vergogne et de nombreuses personnes à mobilité réduite nous ont fait part de leur craintes dans leurs déplacements lors de notre Forum de la place des Géants.
Rue Casimir Brenier le boyau réservé aux voitures est devenu un bouchon créateur de pollution et d’encombrements au sortir de la gare.

ÉVITER LES PISTES BI-DIRECTIONNELLES EN VILLE 
Le collectif ” le vélo qui marche ” rappelle des données fondamentale qui doivent être retenues dans les projets de développement de ce mode de transport .
D’abord que selon la Charte Cyclable de la FFvélo (125 000 adhérents, anciennement FFCT)  :« II est généralement préférable d’éviter les pistes bidirectionnelles en ville, leur raccordement aux carrefours est compliqué, et chaque traversée engendre des conflits avec les voitures. En revanche, la piste bidirectionnelle est intéressante pour les itinéraires de moyenne distance (= ou > à 500 m) où les intersections sont peu fréquentes, par exemple le long d’un fleuve ou d’une rocade. La largeur recommandée est de 3 mètres (2,5 m minimum). »

LA LARGEUR RECOMANDÉE EST DE 3 METRES 
La fiche vélo du CERTU (Centre d’Etudes sur les Réseaux, les Transports, l’Urbanisme et les constructions publiques, intégré au CEREMA en 2014) dit que :« Les pistes bidirectionnelles sont un aménagement d’insertion délicate en milieu urbain dense. La largeur recommandée est de 3,00 m. »

LES PISTES BIDIRECTIONNELLES A RÉSERVER AUX TRONCONS LONGS
Le Guide pour la conception des aménagements cyclables de la direction de la voirie du Grand Lyon dit que : « Les bandes cyclables […] sont bien adaptées aux axes avec des carrefours fréquents. A l’inverse, les pistes, notamment bidirectionnelles sont à réserver aux longs tronçons sans intersection. » (page 23). Plus loin (page 46) : la piste bidirectionnelle est « difficile à traiter en carrefours mais s’intègre parfaitement sur les axes avec peu d’intersections : voies longeant un cours d’eau, un parc, une voie ferrée, etc. ».

LES PISTES BI-DIRECTIONNELLES ONT ETE CRÉÉES DANS LES ANNÉES 80 OU IL FALLAIT
Les pistes bidirectionnelles  existent déjà à Grenoble, là où les experts préconisent de les mettre. Par exemples : le long de l’Isère depuis les années 80 , créées par la municipalité Carignon,  ou parallèlement à l’avenue Clémenceau en bordure du parc Paul Mistral.
Le “vélo qui marche” note que “Chronovélo prévoit de créer une piste bidirectionnelle le long de la voie ferrée, sur la rue Général Mangin. C’est effectivement un emplacement adapté, conforme aux recommandations des experts.”

DANS LA ZONE ULTRA DENSE C’EST A L’OPPOSÉ DE CE QUE PRÉCONISENT LES EXPERTS
Par contre  “dans la zone urbaine ultra dense des cours Lafontaine et Berriat, (lycée Champollion, habitat, commerces, croisements), Chronovélo prévoit là aussi une piste bidirectionnelle !
C’est totalement à l’opposé de ce que préconisent les experts. C’est aussi à l’inverse de ce que font les villes de référence pour le développement du vélo, Strasbourg et Bordeaux, respectivement n°4 et n°6 au classement mondial de Copenhagenize”.
C’est d’autant plus aberrant que la largeur prévue est celle des autoroutes à vélos (4 mètres), ce qui a vocation à accueillir majoritairement du trafic de transit ou à permettre de rouler à vitesse soutenue. Le vélo diffus a toute sa place en ville centre, mais est-ce le lieu pour le passage d’un fort trafic de transit ou pour rouler « chrono » ? Non, bien évidemment non.
Enfin, il se pose en ville centre le problème des livreurs obligés de traverser la piste pour accéder aux commerces ou aux habitations”.

DES PROBLÉMES DE SÉCURITÉ
La Charte Cyclable de la FFvélo dit que : « L’idée de la séparation des vélos avec le trafic motorisé paraît séduisante, mais elle comporte de graves inconvénients de cohabitation avec les piétons, des problèmes de sécurité lors du raccordement au niveau des carrefours et enfin des problèmes liés au nettoyage (accès des balayeuses). »
De leur côté, les techniciens de la Métro disent avec un bon sens évident que la ville piétonne demande d’éviter les ”coupures urbaines” et les ”ruptures d’accessibilité”.
Le collectif analyse très bien la contradiction : « où sommes-nous sur les cours Lafontaine et Berriat, ou au marché de l’Estacade ? Le long d’une route ? Sur un boulevard à fort trafic automobile ? Non, sur de simples rues commerçantes et très fortement piétonnes de la ville centre, avec une seule voie de circulation automobile, qui plus est limitée à 30 km/h. Dans ce contexte, la séparation en milieu de chaussée crée un obstacle supplémentaire pour les piétons, les poussettes, les personnes à mobilité réduite (PMR). Et cela alors que le concept de voirie ”apaisée” leur donne le droit de traverser ”librement”. Cette gêne voire ce danger s’ajoute au fait que des feux de traversée ont été enlevés, par exemple au croisement du cours Berriat avec la rue Thiers ».

LA BORDURE EN DUR : UN DANGER POUR LES CYCLISTES EUX-MÊMES
Soulignant encore les inconvénients pour les cyclistes eux-mêmes :  “Enfin, en ville centre, la bordure en dur représente un danger pour les cyclistes eux-mêmes, s’ils ont un instant de distraction ou quelque chose d’inattendu à éviter, ou encore lorsque le trafic des vélos devient trop important.
“Elle les empêche aussi de rejoindre la piste à certains croisements, par exemple celui de la rue Paul Bert et du cours Lafontaine, ce qui les aiguille vers les trottoirs.” 

LE COLLECTIF SOCIÉTÉ CIVILE : LA MARCHE CELLULE -SOUCHE 
En réalité l’axiome de base que nous préconisions est celui choisi par Bordeaux : « La marche doit être considérée comme la ”cellule-souche” de la mobilité urbaine, les autres modes de transport ne constituant qu’une pause dans le cheminement du piéton. »

UNE POLITIQUE FORTE ET RAISONNEE DU DEVELOPPEMENT DU VELO
Autour de ce fondamental une politique forte et raisonnée de développement de la pratique du vélo – notamment – doit être soutenue. Les questions de la largeur des “autoroutes à vélo”, celle des pistes bi-directionnelles dans certaines voiries se posent avec acuité après l’expérience grenobloise.

DES SOLUTIONS PERMETTANT DE VIVRE TOUTES LES MOBILITES DANS UN ESPACE APAISE
Ici aussi le collectif de la société civile avec les citoyens entend conduire une réflexion qui tienne compte des expériences des villes qui ont réussi, des conflits d’usage de la chaussée vécus par les grenoblois quels que soient leur mode de déplacement. Afin de dégager des solutions reposant sur le pragmatisme et permettant de vivre toutes les mobilités dans un espace public vraiment apaisé , sauvegardant la mixité de la ville, des professions et de son attractivité.

 

LES COLLECTIFS DE LA SOCIÉTÉ CIVILE AU TRAVAIL

LES COLLECTIFS DE LA SOCIÉTÉ CIVILE AU TRAVAIL

Echanges sur les propositions, débats sur le projet, les sous-groupes se forment par thème afin d’approfondir tous les dossiers qui concernent les Grenoblois.
L’année 2019 sera entièrement tournée sur les solutions proposées aux grenoblois. 3 Forums d’échanges avec les Grenoblois sont déjà programmés dans les quartiers Abbaye-Jouhaux, Malherbe et Hoche en début d’année 2019.

Entre temps les groupes de travail thématiques sont en route, ouverts et pluridisciplinaires : la demande est très forte et lors de la dernière réunion d’un groupe, programmée dans un café du cours de la Libération, des Grenoblois ayant appris que le collectif se réunissait sont spontanément venus se joindre et demander des informations.

L’appétit de participation citoyenne est donc prégnant dans la cité, dopé par le désir et l’attente d’alternance. Le collectif de “la Société Civile avec les Citoyens” est une structure suffisamment ouverte et en mouvement pour répondre à ces aspirations.

POLLUTION: LES LARMES DE CROCODILE DE LA MUNICIPALITÉ

POLLUTION: LES LARMES DE CROCODILE DE LA MUNICIPALITÉ

Le “Dauphiné Libéré” d’aujourd’hui traite sur une page du rapport des Commissaires enquêteurs sur l’élargissement de A 480. Certains termes inquiétants de ce rapport semblent mettre en cause le GIEC mais surtout le réchauffement climatique. Figure également un calcul totalement erroné sur un rapport entre les Kms d’autoroute aménagés par rapport au nombre de Kms d’autoroute en France.
Des bévues qui permettent de faire haro sur le rapport des commissaires enquêteurs. Une vigilance à leur égard qui ne s’exerce jamais quand les rapports vont dans le sens souhaité des élus.

Dans un communiqué adressé aujourd’hui à la presse, Alain Carignon et le collectif de la Société Civile avec les Citoyens remettent le dossier dans sa véritable histoire et sa dimension.

QUI A BLOQUÉ LES CONTOURNEMENTS DEPUIS 20 ANS ? 
“Les élus grenoblois se saisissent d’éventuelles faiblesses du rapport des commissaires enquêteurs concernant l’élargissement de A480 pour verser des larmes de crocodile sur la pollution. Ils entendent ainsi effacer leur écrasante responsabilité dans ce domaine. Les embouteillages du contournement de l’agglomération sur la rocade Sud et A480 (5e et 7e bouchons français !) représentent la première source des émissions de polluants automobiles de notre territoire. De plus, comme le souligne Atmo, “les habitants à proximité de ces infrastructures comptent par­mi les plus exposés”. Or qui a bloqué depuis 20 ans toute amélioration de la fluidité et de la vitesse de circulation qui auraient réduit la pollution ? Qui a urbanisé massivement en bordure de ces axes (Portes de l’Ouest, Bouchayer-Viallet…) en contradiction flagrante avec les recommandations des organismes de contrôle de la pollution ? 

LE DOS AU MUR ACCORD POUR UNE AUGMENTATION DES PÉAGES ET DE LA DURÉE DE CONCESSION
“Au lieu d’avouer leurs fautes et leurs conséquences qui font de nombreuses victimes, ils détournent le débat sur des questions de forme. Les pourfendeurs des profits financiers sensibles au pouvoir d’achat ont pourtant validé par délibération, le dos au mur, une convention avec AREA pour l’élargissement de A480 en contrepartie d’une augmentation du prix des péages et d’un allongement de la concession des autoroutes. Alors que les élus grenoblois avaient  pris “l’engagement n° 54 de: mettre fin au projet d’élargissement de A480″. Faut-il que leur impéritie et leur démagogie aient été grandes pour présenter un tel bilan : une godille entre des positions contradictoires, une source de pollution aggravée par les embouteillages, une population exposée et une attractivité en panne pour l’agglomération. Ce n’est pas le rapport des commissaires enquêteurs qui le fera oublier.”

La carte de la pollution publiée par “Atmo” démontre que la première cause de la pollution automobile dans l’agglomération sont les deux bouchons de A 480 et de la rocade Sud créés par l’immobilisme des élus locaux depuis 23 ans !

FORUM DE LA SOCIÉTÉ CIVILE AUX EAUX CLAIRES

FORUM DE LA SOCIÉTÉ CIVILE AUX EAUX CLAIRES

Même le soleil était de la partie alors que la journée avait été annoncée pluvieuse. Le collectif de la Société Civile avec les Citoyens a installé ses tentes en bordure du parc de la Savane, à côté de “Savane Pétanque” samedi 24 novembre de 13 hr à 17 hr.

Des dizaines d’habitants du quartier sont venus dialoguer avec les membres du collectif, interroger sur les projets et surtout apporter leur contribution. Les différentes vidéos extrêmement pédagogiques rappelant les grandes lignes ont été particulièrement appréciées.

Aux Eaux Claires, comme ailleurs, les problèmes récurrents de la ville sont soulignés : insécurité, propreté, bétonisation, paupérisation … Alain Carignon et les membres du collectif se sont tenus à la disposition des habitants pour écouter, comprendre et proposer.

Les nombreux membres du collectif habitant les Eaux-Claires étaient présents à ces échanges.

Ainsi notre collectif ne se contente pas du site ouvrant le débat sur ses projets, il entend le poursuivre et l’approfondir dans tous les quartiers de la ville. En 2019 plusieurs Forums d’échanges avec les citoyens sont programmés.

SOCIÉTÉ CIVILE : SUCCES DE L’OUVERTURE DU DÉBAT SUR SON PROJET

SOCIÉTÉ CIVILE : SUCCES DE L’OUVERTURE DU DÉBAT SUR SON PROJET

Autour de Romain Branche jeune cadre, des membres de la liste de la Société Civile pour l’Alternance ont lancé le nouvel instrument de dialogue avec les Grenoblois qui s’ajoute aux Forums de quartier.

Le site de “La Société Civile avec les Citoyens” est en effet dédié au projet d’Alternance et il appelle la participation des Grenoblois à sa définition.

Romain Branche a expliqué : “Par cet intermédiaire, chaque jour nous allons pouvoir faire connaître notre projet, recueillir les avis, suggestions, propositions afin de construire ensemble un autre destin pour notre ville. Avec la création de ce site nous passons à la seconde étape : de l’opposition à la proposition. Une fois le diagnostic partagé sur la situation de la ville, le moment sera en effet venu pour les grenoblois de retrouver la confiance, de savoir que notre cité peut trouver les chemins de sortie de la crise”.

Ajoutant selon le Dauphiné : « On appelle tout le monde à s’impliquer. Nous ne sommes fermés à personne. Nous avons des idées pour notre projet. Maintenant aux Greno­blois de les enrichir, de les amender. On ne fait pas de propositions en l’air, on tra­vaille dur. La co­-construc­tion c’est maintenant à quatorze mois des élections si on veut vraiment qu’elle soit efficace. Greno­ble a des atouts pour re­monter la pente. »
Et aussi : « On répondra à tout le monde, on écoutera toutes les propositions. »

La Société Civile avec les Citoyens : Gratuité des transports pour les policiers

La Société Civile avec les Citoyens : Gratuité des transports pour les policiers


Le 23 novembre 2018

 Gratuité des transports pour les policiers

A l’occasion de l’arrêt du réseau pour protester contre l’insécurité, nous exprimons notre soutien à tout le personnel de la Semitag, victime, menacé ou tout simplement angoissé au travail par la dégradation de la situation dans l’agglomération.

Nous réclamons que les Présidents du SMTC et de la SEMITAG rétablissent la publication des données dans ce domaine, qui ont été supprimées depuis fin 2015 : casser le thermomètre n’a jamais fait baisser la température et les Grenoblois ont le droit de connaitre la réalité. L’accroissement des agressions à des effets délétères sur les transports en commun puisque des familles ne souhaitent plus que leurs enfants les empruntent. Il ne faudrait pas qu’ils soient réservés seulement aux captifs alors que la vocation de notre réseau est d’élargir sa fréquentation.

On le sait, l’insécurité dans les transports n’est qu’un aspect de l’insécurité dans notre ville qui est devenue la première de France pour les agressions violentes et les vols à la tire pour 1000 habitants. La panoplie de mesures à prendre est connue, notamment le renforcement de la police municipale, son armement, avec brigades canines renforcées, police montée dans les parcs et jardins, caméras de vidéo protection reliées à un PC opérationnel 7 jours sur 7 et 24 h sur 24, captant les numéros minéralogiques des voitures volées. Parmi elles, nous avons aussi proposé la gratuité des transports collectifs pour les policiers nationaux, municipaux, les CRS et militaires afin d’accroître la présence d’autorités dans les transports.