Monsieur le Maire,
Je voudrais simplement faire savoir aux Grenoblois que dans une ville écrasée par les dépenses de fonctionnement, où des files d’attente se forment partout pour les distributions de repas, où semble-t-il des étudiants ne mangent pas à leur faim, vous nous informez que vous avez engagé 450 000 € de dépenses d’études d’accompagnement pour le lancement d’une initiative pour une sécurité sociale alimentaire, 300 000 € d’études à une scop de Lyon et 150 000 € d’études à un cabinet d’avocats de Lyon, lequel il est vrai, s’engage dans ses pratiques internes à limiter son impact sur l’environnement. À ce prix nous y sommes prêts aussi.
Dans le débat sur le budget tout à l’heure je soulignerai l’irresponsabilité de votre trajectoire financière qui aboutit à un mur, mais cette irresponsabilité se jauge à chacune de ses étapes, et celle-ci en est une.
Pourquoi les Grenoblois financent-ils des études qui devraient être financées par d’autres, qui dépassent largement la compétence de la ville ?
Si vous aviez une gestion exemplaire, l’impôt le plus bas des grandes villes, traité toutes les problématiques de vie quotidienne des grenoblois, vous pourriez vous autoriser de tels débordements.
Voici près de 500 000 € qui partent à Lyon en études et qui pourraient être économisés.