La violence à Grenoble franchit une nouvelle étape.
Après les fusillades entre gangs au fusil d’assaut, c’est une nouvelle attaque à l’arme de guerre qui confirme que la délinquance a pris le pouvoir à Grenoble, ivre du sentiment d’impunité qui l’anime dans une ville où les élus ont théorisé leur renoncement face à l’insécurité.
Je le redis une nouvelle fois : la municipalité ne peut pas continuer à se dérober à ses responsabilités et doit agir aux côtés de l’état, de la police et de la justice pour prendre toute sa part dans la chaîne de sécurité, en renforçant et armant la police municipale, en développant la vidéoprotection, en s’attaquant aux délinquants logés dans le parc social public, en cessant de mettre à mal les structures d’éducation populaire qui jouent un rôle de prévention pour la jeunesse……
Malheureusement, Eric Piolle persiste dans son déni du réel. Après sa volonté de trouver un « modus vivendi », une manière de vivre avec les délinquants » les copains d’en bas « il y a quelques semaines, voilà qu’il explique dans le quotidien Libération que les critiques sur la sécurité, il « s’en fout un peu ».
Les Grenoblois ont besoin d’un Maire qui ne se fout pas de ce qu’ils vivent. Pas d’un irresponsable qui ferme les yeux. J’appelle à une entente républicaine pour sauver Grenoble.
Alain Carignon, Conseiller municipal et métropolitain, Coprésident du Groupe d’Opposition