Madame, Monsieur,
La gestion municipale et métropolitaine a à nouveau des conséquences désastreuses pour deux équipements majeurs de notre ville.
D’abord le Stade des Alpes, dont la situation atteint aujourd’hui un seuil critique : le FCG et le GF38, réunis dans la structure Grenoble Alpes Sports (GAS), ont récemment dénoncé la convention de gestion avec la métropole. Motif ? Un modèle économique qui ne fonctionne pas avec un déficit structurel de près d’1 million d’euros, et des loyers prohibitifs pour les clubs, bien plus élevés que dans les autres villes.
La situation couve depuis des années mais la métropole, qui vient de lancer un appel à manifestation d’intérêt, ne trouve pas d’issue à ce stade. Elle envisage même l’option d’une gestion en régie directe, qui coûterait 2 millions d’euros par an au contribuable, alors que des solutions comme le naming ou davantage d’exploitation publicitaire sont à ce stade rejetées par pure idéologie.
Fiasco encore plus criant : le Palais des Sports, aujourd’hui dans un état proche de l’abandon. Après l’annonce de la fin des trois jours cyclistes car la salle n’est plus adaptée pour le sport de haut niveau selon l’organisateur, c’est au tour d’un promoteur de concert de mettre en cause la vétusté des lieux. Dans la presse, il dénonce un état technique et sanitaire inquiétant, des loges insalubres et des températures glaciales en hiver, avec des conséquences désastreuses : de nombreux artistes préfèrent désormais se produire à Lyon ou Chambéry.
Il faudrait 50 à 60 millions d’euros pour la réhabilitation, mais la ville exsangue n’en a évidemment pas les moyens et l’équipement se décrépit davantage d’année en année.
Ce manque d’anticipation est une constante de la gestion municipale et métropolitaine depuis plus de 10 ans. Mais alors que les carcans idéologiques de la majorité lui font exclure le recours à des opérateurs privés à même d’aider au redressement de ces équipements, c’est le contribuable grenoblois qui risque de payer la note.
Nous restons à votre disposition,
Bien fidèlement,
Alain Carignon
Ancien Ministre, Coprésident du Groupe d’Opposition
Groupe d’Opposition :
Charah Bentaleb
Nathalie Béranger
Brigitte Boer, Coprésidente du groupe à la ville
Chérif Boutafa
Dominique Spini, Coprésidente du groupe à la métropole